vendredi 30 octobre 2015

Evolution-vm | évolution

Evolution-vm | évolution

L’industrie du médicament est confrontée à des changements importants, liés notamment à des évolutions de modèles économiques, des politiques de santé publique toujours plus exigeantes en matière de maîtrise des dépenses et de bon usage du médicament, des pertes de brevets… Face à cela, le modèle économique de l’industrie pharmaceutique évolue, ce qui induit des transformations dans l’exercice des métiers de la promotion pour les années à venir, et une diminution des effectifs de visite médicale dans certains domaines, même si certaines entreprises continuent à recruter des visiteurs médicaux par ailleurs.
Dans ce contexte, les organisations syndicales de salariés et le Leem, ont conduit, au travers de l’Observatoire des métiers des entreprises du médicament, une étude sur les perspectives d’évolution des visiteurs médicaux dans leur métier, mais aussi plus généralement vers d’autres métiers de la santé ou vers d’autres secteurs d’activité.
Les résultats issus de cette étude, menée avec le cabinet BPI et validés par un sondage de l’institut BVA auprès de près de 350 visiteurs médicaux, ont permis :
  • d’identifier la perception des évolutions du métiers par les visiteurs médicaux ;
  • d’analyser les axes d’évolution et de renforcement des compétences du métier de visiteur médical à moyen terme ;
  • d’étudier les passerelles les plus attractives et réalisables pour les visiteurs médicaux vers d’autres métiers : 67 passerelles métiers sont décrites ;
  • de construire un outil d’orientation professionnelle des visiteurs médicaux.
Pour vous aider dans votre réflexion sur votre évolution dans le métier de visiteur médical ou vers un autre métier, nous vous proposons de retrouver l’ensemble des informations de l’étude dans les différentes rubriques de ce site.
Les profils des visiteurs médicaux travaillant dans les entreprises du médicament sont très différents en termes d’expérience professionnelle, de diplôme, d’âge,… La grande variété des passerelles proposées sur ce site devrait permettre à chaque visiteur médical d’identifier les métiers les plus adaptés à son propre profil et à ses aspirations.

mardi 27 janvier 2015

tout sur le délégué médical






Pour les gens qui le savent pas, un délègue médical c’est un représentant d’un laboratoire qui fait la promotion des médicaments  auprès des médecins et des pharmaciens. Autrement c’est le jeune homme rasé habillé en costume, chemise et cravate  et qui porte un cartable qu’on rencontre très 


délégue médicalsouvent dans les cabinets des médecins ou dans les hôpitaux.
Mais ce que les gens ignorent c’est que être délégué médical c’est facile mais rester longtemps ainsi c’est très difficile.
Car pour l’être il faut remplir les conditions suivantes :
  • Faut apprendre à devenir médecin : car durant la formation on va vous former sur tout le corps humain anatomie, physiologie, pathologie, physiopathologie, traitement et ainsi de suite….et je précise un médecin interniste et non généraliste.
  • Faut apprendre à devenir vendeur  : car vous devez réaliser un chiffre d’affaire selon l’objectif communiqué par la direction et pour cela  il faut apprendre à vendre tout : caractéristiques du produit, posologie, contre indication, effets secondaires, interactions médicamenteuses, composants. peut importe la manière il faut le vendre.
  • Etre Un visionnaire : car une fois sur le terrain on va vous demander de faire vos plans d’actions pour l’année prochaine vos plans de tournées  et  vous devez participer à la compagne marketing en  imaginant  peut être des gadgets qui vont plaire aux médecins, pharmaciens grossistes etc.…
  • Etre un détective privé : car votre objectif c’est de faire remonter toute les informations terrain : prescriptions, concurrence, mise en place, actions, tables rondes…
  • Etre un psychologue : car il faut de temps en temps absorber la rage des médecins et essayer de les calmer et comprendre ce qui se passe pour quelques choses que vous n’avez même pas fait. Mais la je signale un truc en principe c’est le patient qui se déplace chez le psychologue mais dans ce cas c’est le contraire.
  • Etre un livreur : car parfois vous serez obligé de récupérer de gros cartons et de livrer des gadgets, du matériel informatique ou du matériel médical nommé autrement des « actions ».
  • Etre un chauffeur de taxi :Un chauffeur de petit taxi en ville car vous serez obliger de connaitre toutes les ruelles et de grand taxi dans les déplacements.
  • Mais le plus important faut être un grand écrivain : car vous serez obliger de rédiger des rapports journaliers et hebdomadaires et le plus important il faut jamais écrire RAS (rien à signaler) et c’est comme ca qu’on devient un bon écrivain.
savez vous maintenant pourquoi le délégué médical est très important pour les laboratoires !!!!
Soyer fière d’être délégué médical car une fois délégué vous pouvez exercer n’importe quel métier après

mercredi 5 novembre 2014

LE CYCLE D'UN MEDICAMENT


PRINCEPS; GENERIQUES et ...

Les Génériques INTÉGRAUX

Ce sont des copies intégrales du médicament original ou médicaments essentiellement similaires.
Une spécialité est considérée comme étant essentiellement similaire à une autre spécialité si elle a la même composition qualitative et quantitative en principe actif, la même forme pharmaceutique et si, le cas échéant, la bio-équivalence entre les deux spécialités a été démontrée par des études appropriées de biodisponibilité.
Au vu de cette définition, il est clair que tout produit se distinguant du médicament original sur l'un des points précités doit faire l'objet d'investigation particulières pour justifier ou expliquer ces divergences. C'est le cas des génériques “ plus ” et de “ vrai-faux génériques ”.
Les Génériques PLUS

Il y a des génériques qui sont des “ copies/copies ” mais, leur dossier présenté contient de nouvelles techniques de contrôle, voire de nouvelles techniques de fabrication, et on se retrouve avec un générique de qualité supérieure à l'original. 
Donc le “ générique plus” est considéré comme une spécialité nouvelle, avec tout ce qu'il a comme contrainte administrative, c'est aussi un dossier de spécialité nouvelle. Par conséquent, le “ générique plus ” est fabriqué, développé et commercialisé par le laboratoire auquel le produit princeps appartient, cela n'est jamais qu'une évolution de gamme et peut être fait durant la durée de protection ou après. Un générique plus fait par une entreprise concurrente à celle du produit princeps, c'est une spécialité nouvelle, faite à partir d'une matière première active libre de toute protection sur le marché. Mais il ne faut confondre en aucun cas générique et générique plus.
Cette notion est strictement incompatible avec la procédure générique. Le générique « amélioré » n’existe pas . Toute amélioration impose un nouveau dossier
LES “ VRAIS-FAUX Génériques ” 

Ils sont également à proscrire.
On désigne de cette façon des médicaments présentés comme génériques, mais dont la biodisponibilité n'est pas strictement identique à
celle de la forme initiale.
Ce cas est fréquent pour les formes retard car leur pharmacocinétique est souvent difficile à reproduire.
Les Génériques “ DÉFENSIFS ” ET “ OFFENSIF ” 

Les laboratoires innovants tendent de plus en plus à précéder la copie d'un tiers, en déclinant une version générique à partir de leur propre molécule originale.
La présence sur le marché d'une version déclinée au moment de l'expiration du brevet a pour effet d'ériger une barrière à l'entrée sur le trajet d'éventuels compétiteurs. La copie “ interne” est généralement commercialisée par une filiale du laboratoire innovateur de manière à conserver une spécificité d'image à la spécialité originale, qui continue à être vendue, plus chère, sous sa dénomination commerciale.
A l'inverse, les génériques “ offensifs” sont produits par des laboratoires différents de celui qui a lancé la spécialité d'origine.
NE PAS CONFONDRE Génériques ET ……

* Médicaments en co- marketing
Ce sont des médicaments identiques commercialisés en même temps par deux laboratoires pharmaceutiques différents. Leurs brevet n’est pas tombé dans le domaine public . La même molécule est lancée sous deux noms différents par les deux entreprises.
* Médicaments en co-promotion

Même situation que précédemment mais le produit est vendu sous le même nom par les deux laboratoires, le premier bénéficiant du réseau du deuxième.
* Médicaments en co-développement 

Médicaments identiques commercialisés par deux ou plusieurs partenaires qui ont partagé les frais de recherche et développement.
* Médicaments sous licence 

Médicaments identiques aux médicaments originaux : cas de la cession par une entreprise de la licence d’exploitation d’un médicament protégé à une autre entreprise.
(les génériques sous licence existent aussi)
* Médicaments de contre-façon

Copies non autorisées d’un médicament protégé.
* Médicaments « me-too »

Médicaments ayant une même activité thérapeutiques sans être pour autant identiques. Ils ont fait l’objet d’une recherche , d’un développement et d’un enregistrement séparés.

samedi 2 août 2014

" Si vous ne croyez pas en la connaissance, essayez donc l’ignorance". Abraham Lincoln

TECHNIQUES INFLUENÇANT L'USAGE DES MEDICAMENTS

Les activités de marketing de l'industrie pharmaceutique débouchent sur des ventes parce qu'elles sont capables d'influencer le processus décisionnel des professionnels de santé et des patients, et par conséquent la prescription et la délivrance des médicaments. Les professionnels de santé ont souvent peu conscience de l'influence de la promotion qui est plus efficace qu'ils ne l'imaginent souvent. Il est courant parmi les professionnels de santé de croire que « la promotion n'a pas d'effet sur moi ». Un médecin de famille a déclaré : « Ce n'est pas parce que j'ai un stylo avec le nom d'un médicament inscrit dessus que je vais prescrire ce médicament. » (Prosser et al., 2003). Souvent, cependant, les professionnels ont moins confiance en la capacité de leurs confrères à résister à la persuasion trompeuse (Zipkin and Steinman, 2005).
Objectif de ce chapitre Ce chapitre a pour objectif de vous aider à comprendre les techniques utilisées par les entreprises pharmaceutiques pour promouvoir l'usage des médicaments. Il est important que vous ayez conscience de l'impact de ces techniques et de votre propre vulnérabilité à leur égard, afin de prendre les meilleures décisions pour vos patients. À la fin de la session basée sur ce chapitre, vous devriez pouvoir :

· expliquer pourquoi les professionnels de santé sont vulnérables aux techniques d'influence ;

· décrire quelques-unes des techniques couramment utilisées pour influencer la prise de décision des professionnels de santé ;

· discuter des stratégies de réponse à la promotion pharmaceutique.

Vulnérabilité aux influences du marketing

Tout un chacun peut être influencé par des techniques de marketing élaborées, et bien trop souvent nous n'avons pas conscience de cette influence. À cet égard, les professionnels de santé sont des êtres humains comme les autres. Toutefois, une différence fondamentale entre la promotion qui les cible et beaucoup d’autres formes de marketing est que son objectif est d'influencer les prescriptions faites aux patients, pas les achats effectués par les professionnels eux-mêmes.

Sentiment d'invulnérabilité

De nombreux professionnels de santé croient qu'ils ne sont pas influencés personnellement par la promotion pharmaceutique, mais que leurs collègues le sont (Zipkin and Steinman,2005). Par exemple, lors d'une enquête, on a demandé à des internes en fin de formation (spécialité : médecine interne) quelle influence les délégués médicaux avaient sur leur prescription. Comme le montre la figure 1, les avis différaient beaucoup selon que les influences concernaient leur propre prescription ou celle de leurs confrères (Steinman et al., 2001).
Des psychologues ont constaté qu'il est normal de croire que seuls les autres sont vulnérables aux techniques promotionnelles et peuvent être induits en erreur. Cela s'appelle l'illusion de l'unique invulnérabilité (Sagarin et al., 2002).
Le caractère illusoire de ces opinions est corroboré par les résultats de la recherche : « Une promotion accrue est associée à des ventes accrues de médicaments, la promotion influence la prescription plus que les médecins ne le réalisent et les médecins reconnaissent rarement que la promotion a influencé leur prescription. Ceux qui déclarent le plus qu'ils se fient à l’information promotionnelle prescrivent de façon moins appropriée, prescrivent plus souvent et adoptent plus rapidement de nouveaux médicaments. » (Norris et al., 2005).

Raccourcis décisionnels

Les professionnels de santé sont continuellement confrontés aux décisions consistant à déterminer si un traitement est nécessaire et quel traitement recommander parmi divers choix possibles. Devant constamment prendre des décisions pragmatiques pour essayer de résoudre rapidement et efficacement les problèmes de santé de leurs patients, les professionnels de santé ont souvent recours aux raccourcis décisionnels. Ceux-ci incluent, par exemple, la confiance en des recommandations d'experts, l'usage d'un médicament parce que de nombreux collègues le prescrivent, ou le choix du premier traitement qui leur vient à l'esprit ou est disponible comme échantillon plutôt que de rechercher toutes les alternatives disponibles pour traiter une situation clinique particulière.
Ces raccourcis créent de nouvelles situations de vulnérabilité dans lesquelles la promotion peut influencer les médecins. Les professionnels de santé expérimentés utilisent souvent des raccourcis en n'ayant que faiblement conscience qu'ils le font, un peu comme les conducteurs expérimentés changent de vitesse sans y faire vraiment attention (Robinson, 2000). Les raccourcis décisionnels et les techniques les influençant ont été étudiés par des logiciens, des psychologues, des agences de publicité et d’autres – certains ont même été décrits par Aristote vers 350 avant J.-C. (Pour en savoir plus, voir Fischer, 1970 ; Chaiken, 1999 et Zaltman, 2003.)

Promotion des médicaments et santé des patients

Pourquoi discuter de la promotion pharmaceutique ?

Les étudiants en médecine et pharmacie sont souvent en contact avec des représentants de l'industrie pharmaceutique dès les premières années de leur formation. Par exemple, une enquête menée en Finlande a montré que près de la moitié des étudiants en médecine assistaient au moins deux fois par mois à des présentations faites par des délégués médicaux (Vainomaki et al., 2004). Aux États-Unis d'Amérique (USA), les étudiants en médecine de troisième année recevaient en
moyenne chaque semaine un cadeau ou assistaient à une activité financée par une entreprise pharmaceutique, et plus de 90 % d'entre eux avaient été invités par des membres de la faculté à participer à des déjeuners financés par une entreprise pharmaceutique (Sierles et al., 2005). Dans ces deux enquêtes, la plupart des étudiants croyaient qu'il était peu probable que leur propre prescription soit modifiée par la promotion pharmaceutique et de nombreux étudiants ont accepté des cadeaux bien que sur le principe ils les désapprouvaient.
En Inde, les étudiants en médecine et pharmacie de dernière année n'avaient pas connaissance des mesures incitatives proposées aux pharmacies par les fabricants de produits pharmaceutiques pour stimuler les ventes de médicaments. Toutefois, la plupart avaient vu délivrer sans ordonnance des médicaments à prescription obligatoire (Kumar et al., 2006).
Les liens entre les fabricants de produits pharmaceutiques et la médecine et la pharmacie sont omniprésents, mais les étudiants reçoivent souvent une formation minimale sur les effets de ces interactions ou la façon de les gérer (Mintzes, 2005).
Ceci peut créer un « programme d’étude caché » où les étudiants apprennent inconsciemment que l'information promotionnelle, la formation financée par l'industrie pharmaceutique et l'acceptation de cadeaux et d'échantillons gratuits sont des normes acceptables de pratique professionnelle (Sierles, 2005).

La tension entre objectifs sanitaires et objectifs commerciaux

Les médicaments représentent un élément essentiel des soins médicaux et leur utilisation a connu une énorme croissance au siècle dernier, avec l'arrivée des antibiotiques, des anesthésiants, des analgésiques, des antirétroviraux et de bien d'autres médicaments efficaces. Ils peuvent soigner les maladies, soulager les symptômes et prévenir les troubles futurs. L'utilisation appropriée de médicaments signifie fournir le bon médicament à la bonne dose, quand il est nécessaire, et éviter les médicaments inutiles ou peu susceptibles d'être bénéfiques pour la santé. Cela implique de choisir le traitement qui a le meilleur profil d'efficacité et de sécurité parmi les solutions disponibles et le moins coûteux par rapport aux traitements équivalents.
Ces décisions requièrent de connaître l'état de santé d'une personne, sa situation personnelle et ses préférences et d'avoir accès à des informations impartiales et comparatives sur les avantages et effets nocifs de la gamme d'options thérapeutiques disponibles.
L'industrie pharmaceutique internationale joue un rôle important dans le développement, la fabrication et la distribution des médicaments. Dans de nombreux pays, elle est également devenue la principale source de financement de la formation médicale continue (FMC) et de la recherche. Toutefois, il y a souvent une contradiction entre les pressions pour accroître les ventes de produits dans un marché concurrentiel et l’intérêt des patients. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fait état d'« un conflit d'intérêts inhérent entre les objectifs commerciaux légitimes des fabricants et les besoins sociaux, médicaux et économiques des fournisseurs de soins et du public de sélectionner et d'utiliser les médicaments de la façon la plus rationnelle.» (OMS Europe, 1993)



samedi 23 février 2013

OPTIMISER LA COMMUNICATION

OPTIMISER LA COMMUNICATION

Toute communication interpersonnelle met en scène au moins deux 
personnes qui émettent, reçoivent et interprètent les signaux qu’elles 
s’adressent mutuellement, de façon consciente ou inconsciente et en 
fonction d’une motivation individuelle : plaire, convaincre, soumettre, 
dominer ses pairs, etc. 


Pour que la communication fonctionne bien, il est souhaitable que ces 
signaux aient la même signification pour les deux protagonistes, c’est-à dire 
qu’ils empruntent au même code culturel ou verbal. Au Tibet, par 
exemple, on tire la langue pour dire bonjour. Dans notre culture, c’est 
un signe d’impolitesse : les codes culturels sont différents ; sans prise en 
compte de ces différences culturelles, la communication est enrayée.

En outre, pour établir le contact, la communication requiert un canal : 
un moyen pour que les signaux circulent. À l’oral, le canal verbal est 
associé au canal visuel, mais d’autres systèmes perceptifs comme l’odorat 
ou le toucher peuvent entrer en jeu.

Le langage et, plus largement, tous les signes que nous émettons dans 
nos actes de communication, peuvent être caractérisés par six fonctions 
essentielles.

Prenons, pour illustrer ces fonctions, l’exemple d’une intervention
publique.


Les six fonctions essentielles du langage

La fonction expressive

C’est le « je » qui est lié à l’émotion de l’orateur, à ce qu’il rend sensible 
à travers ses mots, sa voix et ses gestes : « J’ai la conviction que… »






La fonction conative

Elle concerne tous les messages qui s’adressent directement au public. 
Le « vous » sert à l’implication, au rappel à l’ordre, à l’injonction ou à 
l’interpellation : « Vous remarquerez que…»






La fonction poétique

Cette fonction est directement rattachée à la composition du message : 
quelle est l’organisation du discours ? Quels sont les mots choisis ? : 
« Mon intervention est construite en trois points… »






La fonction référentielle

Elle oriente le message sur l’information objective à transmettre au 
public, le contenu au sens strict : « Les chiffres du mois d’août parlent 
d’eux-mêmes… »






La fonction métalinguistique

La fonction métalinguistique utilise le langage pour donner le sens d’un 
message (explications, commentaires, remarques, précisions) : « Cet 
objectif se définit de la manière suivante… »






La fonction phatique

Centrée sur le contact social, elle se rapporte à tous les comportements 
que nous mettons en oeuvre pour créer et maintenir le rapport avec le 
public et faciliter la saisie du message. : « Je sens que vous êtes en phase 
avec ma pensée… »



Ces fonctions sont interdépendantes, elles ne s’excluent pas. À certains 
moments du discours, l’une d’entre elles peut prendre davantage 
d’importance que les autres.




 Enjeux et stratégies 

Animer un groupe, c’est participer à un processus d’influence en coconstruction permanente. La communication est sous-tendue par les enjeux et les stratégies de chacun des membres du groupe.
Les enjeux représentent, pour chaque individu, l’ensemble de ce qu’il y a à perdre où à gagner dans la relation. Ils sont de deux ordres :

• Les enjeux symboliques : X ne doit pas perdre la face devant ses collaborateurs.
• Les enjeux rationnels : X doit transmettre une information à ses auditeurs.
Les stratégies se traduisent par un ensemble de conduites et d’actions qui permettent d’atteindre les objectifs visés. On dénombre quatre grandes familles de stratégies :
• Les stratégies « avec », fondées sur la coopération (les protagonistes ont tous quelque chose de positif à retirer de l’échange).
• Les stratégies « contre », fondées sur le rapport de force, l’opposition systématique (il y a un pseudo-gagnant et un pseudo-perdant).
• Les stratégies « offensives » dans lesquelles les individus interviennent, font entendre leur voix et prennent ouvertement des initiatives.
• Les stratégies « passives » dans lesquelles les individus s’abstiennent. Ils subissent leur environnement beaucoup plus qu’ils n’agissent sur lui

vendredi 11 janvier 2013






Guide d’autoformation pour réussir
vos groupes de travail, animations,
réunions, interventions publiques,
séminaires de formation, présentations…





Les conduites collectives

Corrélativement aux enjeux et aux stratégies des individus, la cohésion du groupe 1 peut être renforcée ou mise en danger par différentes conduites collectives.

L’inertie

Le groupe oppose de façon presque systématique des résistances au changement. Il se cantonne dans ses modèles traditionnels et toute évolution est vécue comme un danger, une remise en cause de l’identité collective.

L’agressivité

Le groupe manifeste de la méfiance vis-à-vis de l’extérieur et en particulier des groupes qui lui sont proches. S’il se sent menacé ou si sa cohésion est faible, il devient volontiers agressif.

Le conformisme

Les normes et les valeurs adoptées par le groupe peuvent conduire à une uniformisation des comportements et des façons de penser, chacun se ralliant à la loi du plus grand nombre.

Le déviationnisme

Un ou des membres remettent en cause les normes, les valeurs et/ou les modes de fonctionnement du groupe.
Les mobiles sont variables : refus du conformisme, volonté de prendre le pouvoir, nécessité d’adapter le groupe à un environnement en constante mutation,

lundi 24 décembre 2012




Les clés du fonctionnement
d’un groupe
 
Qu’est-ce qu’un groupe ?

Définition

D’après les travaux des psychologues sociaux, un groupe est un ensemble d’au moins deux personnes qui interagissent et s’influencent mutuellement pendant un temps suffisamment long pour que leur

rencontre ne soit pas simplement anecdotique. En outre, ces personnesdoivent se percevoir comme un « nous » par opposition aux autres.
Parler de groupe, c’est donc désigner de façon générique un ensembled’individus qui ont
quelque chose en commun : un but à atteindre, une tâche à accomplir, des informations à partager, des intérêts communs, etc. Le terme recouvre donc de multiples réalités (associations, groupes de formation, collectivités, fédérations, institutions, équipes de travail, filiales, clubs, groupes politiques, etc.).
Les différents types de groupes


Connaître le groupe


Pour connaître le groupe, il est nécessaire de savoir qui sont les individus qui le composent, comment ils fonctionnent, quelles sont leurs préoccupations, leurs valeurs, leurs points communs, en se gardant bien degénéraliser ou d’enfermer les personnes dans des catégories standard. N’oubliez pas que les préjugés ne sont que le reflet d’une interprétation
subjective de la réalité
Votre connaissance du groupe portera sur deux registres qui sont étroitement liés : celui des individus, mais aussi celui des individus dans le groupe.
 
Les individus : Quels sont leur histoire personnelle, leur éducation,
leur niveau de vie, leurs habitudes, leur manière de s’exprimer ?
 
Le groupe : Quels sont les façons de faire, les rites collectifs , les formes
 
de coopération qui entrent en jeu, les phénomènes d’intégration, de

rejet, les normes (les règles auxquelles les individus se conforment) et les

forces agissantes ? Quelles sont les différentes personnalités du groupe ?

Qu’est-ce qui fait que ce groupe existe et qu’il se trouve en face de vous ?

Et vous-même, quelle représentation vous en faites-vous ?

Adapter sa prestation


Il n’est pas toujours facile d’avoir une vision précise du groupe, notamment

quand celui-ci est de taille importante ou lorsque vous intervenez

dans une assemblée hétérogène. C’est le cas, par exemple, si vous donnez

une conférence publique : vous avez en face de vous des individus d’horizons

différents, qui n’ont sans doute pas les mêmes préoccupations ; la

vie du groupe se limite la plupart du temps à la durée de votre intervention.

Cependant, chaque fois que cela est possible, sachez à qui vous vous

adressez et adaptez votre message à vos interlocuteurs. Il s’agit là de la pierre angulaire d’une

communication efficace. Communiquer, c’est toujours signifier, de manière consciente ou non,

quelque chose à quelqu’un. Repérez les caractéristiques de votre public pour être pertinent.
 





 


Guide d’autoformation pour réussir
vos groupes de travail, animations,
réunions, interventions publiques,
séminaires de formation, présentations…






Animer un groupe est un exercice délicat qui implique autant de
savoir-être que de savoir-faire.Comment favoriser l’épanouissement
des individus, faciliter l’organisation collective du travail, gérer les
situations critiques… tout en restant soi-même, authentique et
responsable ?
Que vous soyez amené à animer un groupe de façon régulière ou
non, dans un contexte social ou professionnel, ce guide vous propose
un ensemble de méthodes et techniques pour :
- communiquer avec efficacité et sans stress,
- développer votre leadership,
- repérer les phénomènes d’influence qui entrent en jeu dans le

groupe,
- intervenir de façon constructive en cas de problème.
Vous y trouverez notamment des outils de travail adaptés à diverses
situations : l’organisation d’une table ronde, d’une conférence-débat,d’une réunion de travail…

 
Bien que fortement liée à des critères individuels, la question de savoir
s’il est aisé d’animer un groupe appelle une réponse plutôt négative.
Lorsque vous intervenez dans un groupe, que ce soit pour apporter des
informations, renforcer la coopération, encourager la participation des
uns et des autres ou modifier des comportements, vous vous placez dans
une situation périlleuse que certaines personnes tiennent même pour
dangereuse. « Ça commence à me travailler plusieurs jours avant la
réunion. Je ressens des douleurs abdominales, j’ai les mains moites et la
bouche sèche. Je me dis que je dois faire des efforts, que je n’ai pas le
droit à l’erreur », confie Michel A., directeur d’une entreprise de BTP.
Les raisons en sont multiples : quelle que soit la personnalité de l’intervenant,
le groupe représente un cadre social dans lequel de nombreuses
forces entrent en jeu, avec lesquelles il n’est pas toujours très facile de
composer. Par ailleurs, les rôles qui sont tenus par les membres du
groupe déterminent certains types de relations. La nature de ces relations
oriente le climat affectif du groupe.

« En direct » avec le groupe



On ne peut réduire le groupe à la simple juxtaposition des individus qui
le composent : « le tout est plus que la somme des parties 1».
 
Le groupe suppose une rencontre, dans un cadre à l’intérieur duquel se
jouent à la fois des scénarios individuels et une histoire collective. La
qualité de la communication entre les participants eux-mêmes, ainsi
qu’entre les participants et l’intervenant 2, est entièrement soumise à des
processus collectifs complexes, à des tensions et à des phénomènes de

résistance qui ne sont pas toujours faciles à élucider parce qu’ils sont la

plupart du temps inconscients.

Lorsque vous animez un groupe, vous parlez à des individus qui ont au

moins un point commun : celui d’être en relation avec vous, ici et main-

tenant. On appelle ce type de communication une communication

chaude parce que vous êtes « en direct ». Vous ne pouvez pas rembobiner

une partie de votre intervention pour la modifier, changer un geste
malencontreux ou une phrase mal formulée. C’est le problème du « coup


parti ». Et vous ne disposez, dans cette situation, hormis quelques

supports techniques (micro, projecteur, tableau de papier), que d’un seul

instrument au service de votre conviction : votre corps. En retour, les

participants vous renvoient des informations pour vous permettre de

savoir si le courant passe… ou ne passe pas. Sans eux, votre communication

n’a pas de sens.
 

Un mode de communication riche


Si la mise en présence des individus dans le groupe présente un certain
nombre de risques, notamment pour l’intervenant, ce mode de communication
est aussi l’un des plus riches pour les raisons suivantes :

• Le message est personnalisé : celui qui parle fait valoir, en direct, ses
convictions.


• Le feed-back est immédiat : les risques de confusion ou de distorsion
du message sont limités puisque l’intervenant peut agir pour expliquer,
apporter des précisions, etc.


• L’information est adaptable aux besoins du groupe.


• La communication interpersonnelle permet de développer l’échange,
la confrontation des points de vue et la coopération.

• Le travail de groupe augmente la créativité tout en réduisant la responsabilité
des participants.

 

 
 



 
 

 
 



 
 

 
 

 

 
 

dimanche 23 décembre 2012

Les 100 questions classiques d’un entretien d'embauche
(suite)
Que pensez-vous de votre formation ?
En posant cette question, le recruteur veut savoir si vos attentes ont été satisfaites et surtout, ce que vous avez retenu de vos deux à cinq années de formation. « En général, les candidats soulignent spontanément ce qui les a le plus marqué, qu’il s’agisse de la pédagogie, de leurs stages, de l’ambiance de la promo ou encore de leur implication dans la vie associative », indique un recruteur. « Et la pire des réponses consiste justement… à ne pas répondre, car si un étudiant est incapable de parler de sa filière, c’est souvent qu’il a mal vécu son cursus », poursuit-il. Veillez à mettre en évidence les points positifs, même si votre diplôme n’est pas toujours très bien perçu sur le marché du travail.

Sur cette question, un recruteur peut aussi tester votre esprit critique : êtes-vous capable d’avoir un point de vue objectif et de proposer par exemple des améliorations. Pas facile quand on sort tout juste de l’école ! Et puis, d’une manière plus générale, le recruteur récupère ainsi des informations sur la formation. Des données qu’il peut regrouper avec d’autres témoignages ou comparer avec son propre avis. Notez que pour certaines professions, la manière dont vous défendez votre formation peut aussi être révélatrice : « lorsque j’interroge un profil commercial, j’attends de voir comment le candidat va s’y prendre pour me vendre son école de commerce ! », indique Guillaume Verney-Carron, dirigeant du cabinet Personalis.
Les réponses à éviter   Naïf • « Mon école est la mieux placée sur ce secteur. »
Déçu • « La réputation de cette école n’est pas à la hauteur de son niveau. »
Des réponses possibles  Vous êtes satisfait de votre formation • « Les cours de la formation se déroulent sous forme de séminaires ou de travaux de groupe, ce qui renforce l’esprit d’équipe et permet à chacun d’apprendre à s’exprimer en public et à défendre son point de vue. Je crois que c’est l’un de ses points forts. Pour le reste, cette filière a tout à fait correspondu à mes attentes. »
• « J’ai volontairement choisi une école généraliste car j’avais envie de suivre des cours dans différents domaines, afin de ne pas me spécialiser trop vite. En ce sens, j’ai particulièrement apprécié la qualité de l’enseignement. Et c’est en fait au travers de mes stages que j’ai découvert l’aspect concret du métier. Je pense que le fait d’alterner théorie et pratique m’a donné une grande ouverture d’esprit et m’a permis de bien définir mon projet professionnel. »

Vous n’êtes pas satisfait • « J’ai été, il est vrai, un peu déçu(e) par ma formation. Je pense que l’aspect pratique est très bien mis en valeur dans la mesure où les stages sont nombreux et variés. De plus, les liens avec le monde professionnel sont très étroits. En revanche, j’aurais souhaité, sur le plan théorique, bénéficier de cours d’initiation à l’encadrement et à la prise de responsabilités. Par ailleurs, nous avons pu assister, une fois dans l’année, à une conférence animée par un cadre d’une grande entreprise, et je pense qu’il aurait été intéressant que notre école puisse renouveler ces interventions. »
• « Je dois reconnaître que le niveau de ma formation n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Cette filière reste, selon moi, beaucoup trop axée sur la vente et le marketing. Très rapidement, je me suis rendu compte qu’il me faudrait combler certaines lacunes, notamment en gestion. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu compléter mon cursus par un troisième cycle en gestion, avant de m’engager dans la vie active. Aujourd’hui, je pense que ma double compétence constitue en fait un atout qui peut intéresser des employeurs. »
Et si c’était à refaire ?
Le recruteur peut vous poser cette question s’il a un doute sur vos réponses concernant le choix de votre formation. Dans une autre variante, il peut aussi vous demander : « Êtes-vous content(e) d’avoir suivi cette filière ? ». Dans les deux cas, son objectif est le même : vérifier la cohérence de vos propos.
 
es réponses à éviter
Suicidaire • « Surtout pas ! »
Hésitant • « Je ne sais pas… tout dépend des circonstances… mais c’est vrai qu’à l’époque, je ne savais pas tout… » • « Alors ça, c’est une bonne question ! En fait, j’n’en sais rien. » • « Tout dépend si je trouve rapidement du travail ou pas. »
Des réponses possibles
Vous avez déjà montré que votre formation vous a déçu(e) • « Je pense que je me suis mal orienté(e) après mon bac, mais c’est vrai qu’à l’époque je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire plus tard. Aujourd’hui, avec le recul, je pense que j’aurais pu gagner du temps dans mes études. Mais je ne regrette pas non plus mes choix de l’époque. » • « Je pense effectivement que je n’ai pas choisi la meilleure orientation. Mais pour autant je n’estime pas avoir perdu mon temps. Ma formation m’a apporté beaucoup, simplement il est vrai que j’ai dû approfondir certaines choses – et notamment les langues – par moi-même. »

Vous avez déjà montré que vous avez apprécié votre formation • « Sans aucune hésitation. »
Comment expliquez-vous votre cursus décousu ?
Vous avez suivi une année de classe prépa, puis une année de fac, avant de partir au service militaire. De retour dans le civil, vous avez préparé un BTS, puis choisi d’intégrer ensuite une grande école. Aujourd’hui, vous êtes diplômé et prêt à décrocher un emploi mais… à chaque entretien, ça ne loupe pas, votre CV intrigue les recruteurs ! Et à chaque fois, il vous faut combattre des à priori défavorables. Que faire dans ce cas-là ? Comment justifier d’une ou deux années de tâtonnement ?

Tout d’abord, ne haussez pas les épaules l’air désabusé, mais montrez surtout que vous vous attendiez à cette question. Ensuite, tirez partie de votre originalité en indiquant toujours ce que chaque expérience vous a apporté. C’est le même raisonnement qui s’applique si vous avez mis six ans pour obtenir une maîtrise. « Les candidats ont le droit de se tromper ou d’avoir pris tout simplement une année sabbatique, mais ils ne doivent pas le passer sous silence », ajoute Annie Pierson, directrice du cabinet Eurosélection. Ceci étant, ne soyez pas non plus trop naïf : ça ne fait pas très sérieux d’avoir suivi quatre années d’études pour se rendre compte que finalement il n’y avait pas de débouchés dans la filière !
Les réponses à éviter
Naïf • « J’ai été largué(e) en fac, alors je me suis rabattu(e) sur un BTS. » • « Vous savez bien, quand on est étudiant, on est plutôt insouciant. Disons que j’ai bien profité de mes études, mais aujourd’hui, j’ai enfin mon diplôme, je recherche donc du travail. »
 
Des réponses possibles
• « Je suis passionné(e) par la biologie et ma formation a réellement correspondu à mes attentes. Malheureusement, je me suis rendu compte que les débouchés n’étaient pas à la hauteur de mes espérances. Après mon DEUG, j’ai donc recherché une autre filière qui me plaisait avec des débouchés plus importants. »

• « Ce cursus est pour moi plus original que décousu. J’ai un peu tâtonné avant de trouver ma vocation, mais chacune de mes expériences m’a été profitable. À chaque fois, j’ai appris des choses dans différents domaines qui me sont très utiles. En deuxième année d’IUP information communication, j’ai trouvé un stage d’attaché(e) de presse dans une entreprise d’électronique, en partie grâce à ma première année de DEUG sciences. Par la suite, c’est parce que j’avais fait un BTS diététique, avant d’intégrer l’IUP, que j’ai pu effectuer un deuxième stage, cette fois dans une agence de communication pour travailler sur une campagne de promotion d’aliments pour bébés. »

• « Je sais bien qu’avoir suivi des études de comptabilité, après une année de médecine et une année de DEUG d’histoire, ne paraît pas très cohérent. Mais après le bac, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire plus tard. J’ai donc commencé par la médecine, car j’avais des amis qui s’étaient inscrits dans cette filière. Très vite, j’ai été rebuté(e) par la biologie et je me suis orienté(e) en fac d’histoire, dans l’idée d’acquérir une culture générale assez vaste. Seulement, je me suis rendu compte que les débouchés de cette filière ne m’intéressaient pas. J’ai donc pris le taureau par les cornes et j’ai réfléchi concrètement à mon avenir professionnel. J’ai recherché un métier qui corresponde à ma nature et la comptabilité semblait satisfaire mes attentes. Aujourd’hui je ne regrette pas mes hésitations, car elles m’ont donné une grande ouverture d’esprit, surtout la fac d’histoire. Par ailleurs, pour obtenir mon diplôme de fin d’études, j’ai fait un stage au service comptabilité d’un laboratoire pharmaceutique. Ma candidature les a intéressés car j’avais fait une année de médecine et je peux vous dire que mes quelques connaissances dans le domaine médical m’ont été très utiles. »
Pensez-vous que votre formation soit en adéquation avec le métier auquel vous postulez ?
Ne tombez pas dans le piège en affirmant que puisque vous avez suivi des études de droit, il est évident que votre avenir est d’être juriste ! Pour un candidat novice, cette question est délicate, car seuls ceux qui ont fait des stages en rapport avec la profession trouveront facilement des arguments pour répondre. En revanche, si vous avez passé deux mois au sein d’une entreprise à faire des photocopies et à apporter le café, ça se verra tout de suite. Pour bien appréhender cette question, vous devez présenter une réponse qui associe vos compétences techniques et vos qualités humaines, car ces deux aspects sont essentiels dans tout recrutement. Vous pouvez très bien être un as de l’acoustique, si vous êtes incapable de travailler en équipe, vous n’intéresserez personne !

Apprenez aussi à sonder votre interlocuteur. Il ne connaît pas nécessairement toutes les formations qui existent. Vous devez donc être capable de cerner très vite s’il connaît ou non votre filière pour voir s’il est utile de lui donner des précisions sur le contenu pédagogique. Tout l’art consiste, sur cette question, à citer parfois des évidences, sans ennuyer le recruteur avec des propos déjà entendu maintes fois.
 
Les réponses à éviter
À prouver • « Oui, j’ai fait des études de commerce / de communication, je suis donc fait(e) pour occuper un emploi de commercial(e) / chargé(e) de communication. »
 
Des réponses possibles
• « Il me semble que oui. D’une part, grâce à l’équipement informatique dont dispose l’école, je maîtrise parfaitement la CAO en 3 D et d’autre part, mes différents stages m’ont appris à m’intégrer au sein d’une équipe de techniciens et à travailler à plusieurs sur un même projet. »

• « La formation que j’ai suivie comporte des enseignements techniques conçus dans une optique internationale. Certains cours sont dispensés en anglais et la pratique d’une troisième langue est obligatoire. Quant aux stages, ils doivent se dérouler, pour deux d’entre eux, dans un pays de l’Union européenne. Par rapport au poste proposé, je crois que l’association de la maîtrise d’une langue à une bonne connaissance du contexte culturel et professionnel d’un pays est un atout important. »
Pourquoi arrêtez-vous vos études à ce stade ?
Vous vous êtes arrêté en licence ou en maîtrise, vous n’avez pas terminé votre formation : soyez sûr que le recruteur vous posera la question. « Surtout si je sens que le candidat a des capacités », indique un recruteur. Inutile de préciser qu’il faut éviter les constats d’échec et répondre de manière optimiste. Si déjà vous n’êtes pas maître de votre parcours étudiant, comment voulez-vous convaincre un recruteur de vous embaucher pour prendre des responsabilités ?

Indiquez toujours que vous avez choisi volontairement d’arrêter vos études et que vous êtes tout à fait prêt à les reprendre si vous ne trouvez pas de travail. Et pour être crédible, démontrez en quoi ce que vous avez appris vous sera très utile dans vos futures fonctions.
 
Les réponses à éviter
Maladroit • « J’en ai marre de la fac et des petits boulots étudiants. Aujourd’hui, j’ai envie de gagner ma vie. »
 
Des réponses possibles
• « Ce que je fais à l’université me plaît beaucoup, mais je désire aujourd’hui aborder la vie professionnelle de manière très concrète. Je suis tout fait prêt(e) à suivre des cours du soir pour compléter mes connaissances si nécessaire. »

• « J’ai décidé d’arrêter mes études pour travailler. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas l’intention un jour de reprendre des études mais je pense que ce sera plutôt par le biais de la formation continue. »
Envisagez-vous de reprendre un jour des études ?
Derrière cette question, le recruteur veut savoir si vous souhaitez évoluer et si vous êtes capable de faire preuve de courage pour vous investir complètement dans votre travail. Pour répondre, vous ne devez pas considérer que vos études constituent une fin en soi. Il faut toujours laisser entendre que vous êtes prêt en permanence à améliorer vos connaissances… sans pour autant tomber dans l’accumulation de diplômes ! Si vous envisagez notamment de suivre un troisième cycle, il faut que le diplôme soit en rapport avec votre formation et vous permette d’approfondir un domaine qui vous intéresse. À contrario, ne laissez pas entendre non plus que vous démissionnerez dans les trois mois pour retourner sur les bancs de la fac. Si vous possédez un BTS ou un DUT, vous devez montrer votre ambition, surtout si le recruteur insiste (car c’est souvent parce qu’il a décelé en vous un certain potentiel).
 
Les réponses à éviter
Dégoûté • « Je sors de cinq ans d’études, alors pour moi les cours, les examens, c’est FI-NI ! »
Prétentieux • « Ma formation me semble très complète et ne nécessite pas de poursuivre des études pour trouver un emploi. »
 
Des réponses possibles
• « J’essaie d’abord de trouver un emploi ; si je m’aperçois que ma formation ne correspond pas aux besoins des entreprises, alors je poursuivrai encore pendant une année afin de me spécialiser. »

• « J’ai vraiment envie d’arrêter les études et de travailler, je me donne donc deux à trois ans pour occuper un premier poste et ensuite, pourquoi pas, choisir de compléter ma formation par des cours du soir par exemple. »

• « À mon sens, rechercher un emploi ne signifie pas arrêter d’étudier. J’ai actuellement besoin de travailler pour gagner ma vie bien sûr, mais je n’ai pas l’intention pour autant de relâcher les efforts ; je souhaite en effet continuer à progresser et je pense pouvoir y arriver par l’intermédiaire, notamment, de la formation continue. »
Étiez-vous impliqué(e) dans la vie associative de votre établissement ?
En général, lorsque la réponse est affirmative, vous en parlez spontanément avant même que le recruteur ne vous pose la question… et c’est tant mieux, car c’est une information qui ne peut que vous servir. « S’impliquer dans la vie associative, c’est aussi savoir faire preuve de solidarité et aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises insistent justement sur cette qualité », souligne Michel Claudin, directeur du cabinet Antarès Informatique. N’oubliez donc pas d’indiquer quelles étaient vos responsabilités au sein du bureau des élèves, du bureau des sports ou de la junior entreprise. Le recruteur pourra en déduire que vous possédez l’esprit d’équipe, une certaine maturité, de bonnes facultés relationnelles, un certain sens du leadership (surtout si vous étiez président), l’envie d’entreprendre, etc.
 
Les réponses à éviter
Solitaire • « Non, je n’aimais pas rester à l’école en dehors des heures des cours. »
Obstiné • « Ma priorité, c’était avant tout de réussir les examens alors je n’avais pas trop de temps à consacrer au BDE ».
Des réponses possibles
Vous avez participé • Il suffit de raconter ce que vous avez fait.

Vous n’avez pas participé
• « Entre mes cours et mon job d’étudiant, je n’ai pas eu tellement de temps à consacrer à la vie associative de l’école. Je n’ai donc pas voulu assumer de responsabilités au sein du BDE, mais je participais volontiers aux différentes activités organisées. »
• « Je fais déjà partie d’une association dans mon quartier qui propose un soutien scolaire aux élèves en difficulté. Comme cette activité m’occupe déjà deux soirs par semaine, je n’ai pas voulu assumer, en plus, de responsabilités au niveau du BDE de l’école. »
• « Tout en préparant mon diplôme d’ingénieur, j’ai également passé des diplômes universitaires. Ce double cursus a beaucoup élargi mon horizon sur le plan relationnel car je fréquentais des étudiants d’origines diverses mais cela ne m’a pas lais
Comment avez-vous financé vos études ?
Pour un recruteur, l’autonomie et la débrouillardise dont vous avez fait preuve pour financer vos études sont toujours très bien perçues. Dans l’ordre, figurent d’abord les jobs étudiants pratiqués les week-ends, le soir ou la journée en dehors des heures de cours ou encore pendant les vacances : pas de doute, vous connaissez déjà la valeur de l’investissement personnel dans un projet puisque vous avez dû fournir un effort pour suivre vos études. Vient ensuite le prêt bancaire au travers duquel vous acceptez d’être responsable de votre avenir. Si vous avez choisi l’une ou l’autre de ces solutions, les recruteurs considèrent que vous avez appris à gérer un budget et surtout à vous débrouiller par vous-même. « Pour un jeune diplômé qui a eu la vie trop facile, lorsqu’un problème survient dans l’entreprise, cela peut devenir une véritable catastrophe », n’hésite pas à affirmer un recruteur. Mettez donc l’accent sur vos petits boulots, même si concrètement ce ne sont pas quelques séances de baby-sitting qui ont financé vos cinq années d’études supérieures !
Les réponses à éviter
Fils à papa • « Je n’ai rien financé du tout puisque ce sont mes parents qui ont payé. »
Sam Suffit • « La formation que j’ai suivie était gratuite. Il n’y avait donc rien à financer. »
Des réponses possibles
• « Les études à l’université ne coûtent pas excessivement cher. Mes parents me donnaient un peu d’argent, mais comme je n’habitais plus chez eux, j’ai dû quand même travailler pour participer aux frais. »

• « À l’université, les études ne sont pas très onéreuses, mais comme on a du temps libre, j’ai toujours travaillé en parallèle. L’argent gagné m’a permis notamment d’acheter des livres de cours et de payer chaque année mon inscription à la fac. »

• « L’emploi du temps à l’école ne laissait pas beaucoup de place pour travailler à côté. C’est donc pendant les vacances que je pouvais gagner un peu d’argent de poche que je mettais de côté pour toute l’année scolaire. »

• « En accord avec mes parents, j’ai contracté un prêt étudiant que je devrai donc rembourser dès que j’occuperai mon premier poste. »
Pourquoi avez-vous choisi de préparer un BTS / un DUT ?
Derrière cette question, entendez : « pourquoi avez-vous choisi de ne préparer qu’un BTS / qu’un DUT ? », car si le recruteur est convaincu de l’opportunité de votre diplôme, il n’a pas besoin de vous questionner à ce sujet. En fait, les BTS et les DUT sont très bien perçus auprès des PME ou des filiales de grandes entreprises, mais si vous souhaitez intégrer directement une grande société, le recruteur pourra s’interroger sur vos motivations : « pourquoi n’avez-vous pas poursuivi vos études si votre ambition est de travailler chez nous ou nos concurrents ? ». En réponse, vous devez absolument lui vendre votre formation puisque les avantages d’une filière courte ne viennent pas spontanément à l’esprit de votre interlocuteur.
Les réponses à éviter
Banal • « J’ai voulu faire un BTS assistant secrétaire trilingue parce que j’aimais beaucoup les langues au lycée. »
Des réponses possibles
• « J’avais envie de suivre une formation très concrète qui me permette d’être rapidement opérationnel(le) et surtout d’être sur le terrain et c’est exactement ce que j’ai trouvé en préparant ce BTS / DUT. »

• « Après mon bac, je voulais entrer rapidement dans la vie active. J’ai donc choisi une formation courte avec l’objectif de faire mes preuves et d’évoluer ensuite directement au sein d’une entreprise. »